Hey Toronto ! Ottawa a aussi eu son maire quasi-criminel !
Est-il possible de conspirer pour voler des armes à l’armée afin de participer à une émeute et quand même espérer devenir maire d’Ottawa ? Oui ! et maire à 4 reprises mon Père ! Bien avant Rob Ford, il y eut Henry John Friel.

Henry John Friel
Source : Cimetière Notre-Dame d’Ottawa
Durant l’émeute du Stony Monday de 1849, l’armée britannique confisque auprès des émeutiers des armes qui lui appartiennent et qui sont censées être en sécurité dans un dépôt d’armes géré par un certain Ruggles Wright, de l’autre côté de la rivière des Outaouais.
Henry John Friel, vendeur d’assurances à la morale douteuse, décide d’aller avertir Wright que l’armée a découvert le pot aux roses et qu’il sera sévèrement interrogé au sujet desdites armes. Comme il fort à parier que Ruggles Wright, le trafiquant d’armes, est au courant que son trafic est illégal, il est sage de conclure que Friel ne va pas, avec les moyens de transport de 1849, parcourir des kilomètres et traverser une rivière pour dire à un contrebandier d’armes qu’il vend des armes illégalement. Ce serait trop bête ! Devinons simplement que Friel allait se procurer le restant des armes de Wright, ou du moins les faire mettre en sécurité, loin de l’armée qui venait reprendre son dû. Toutefois, Friel fut intercepté en chemin et placé en état d’arrestation par les autorités qui n’appréciaient pas du tout le rôle de messager que s’était donné Friel.
Dans tout le chaos de Stony Monday, Friel, comme la majorité des émeutiers, n’a jamais été reconnu coupable et a été élu maire d’Ottawa par la suite. Ce n’est que plus tard qu’il est devenu une rue au centre-ville.